10 avril, 2008

“Tu me corriges parce que tu m’aimes ?”

Mon fils s’interrogeait hier soir alors que je lui expliquais pourquoi les parents doivent corriger leurs enfants. Je lui expliquais que si je le corrige c’est parce que je l’aime et que je désir son bien et sa joie. Il trouvait cela étrange comme concept et pour la première fois il a exprimé sa confusion en me regardant avec un regard un peu suspect : « Tu me corriges parce que tu m’aimes ? » Je souriais en dedans de moi-même alors que le texte de Hébreux 12 : 11 m’est venu en tête : Toute correction, il est vrai, ne semble pas être au premier abord un sujet de joie, mais un sujet de tristesse ; plus tard, toutefois, elle procure à ceux qu’elle a formés un fruit de paix, la justice.

J’ai expliqué à mon garçon que mon amour pour lui ne serait pas véritable si je n’étais pas prêt à laisser place à la souffrance (corriger mon enfant est aussi une forme de souffrance car je n’aime pas le faire et je préférerais souvent ne pas le faire).

Nous n’aimons pas passer par la souffrance et nous comprenons difficilement comment la souffrance peut conduire à la joie. Pourtant cela est le cas. Il faut parfois (souvent) passer par la souffrance (sous une forme ou une autre) pour parvenir à la joie. L’amour désir la joie de la personne aimé. L’amour sait aussi que la souffrance est nécessaire dans le processus.

Il est réconfortant de savoir que Dieu est bon et qu’il nous aime parfaitement. Il désir notre bien et notre joie. Tout comme Jésus à endurer la souffrance à cause de la joie qui lui était réservé, de même, Dieu veut que nous soyons prêt à persévérer (comme les exemples raconter dans Hébreux chapitre 11) et à endurer la souffrance (parfois mériter, parfois le résultat de la vie, parfois la persécution, le rejet, etc.) à cause de la joie qui nous est réservés.