Affichage des messages blog dont le libellé est Votre opinion. Afficher tous les messages blog
Affichage des messages blog dont le libellé est Votre opinion. Afficher tous les messages blog

05 juillet, 2008

Ordre du Canada

Sur la page des nouvelles de Radio-Canada qui raconte qu’Henri Morgentaler (qui a mené une longue lutte pour la légalisation de l'avortement au Canada) a été choisi pour recevoir l’Ordre du Canada, dit ceci au sujet de cette décoration :

L'Ordre du Canada couronne l'œuvre d'une vie, le dévouement exceptionnel d'une personne envers la communauté ou une contribution extraordinaire à la nation, tel que l'indique le site Internet de la gouverneure générale.
Vous avez certainement entendu parler de ceci aux nouvelles. Il n’est pas étonnant que cette reconnaissance suscite bien des réactions.

Je ne veux pas commenter ce choix ici. Il est évident que je ne vois pas en quoi une personne coupable du meurtre de milliers d’enfants soit reconnue comme étant «le dévouement exceptionnel d'une personne envers la communauté ou une contribution extraordinaire à la nation ». Je n’ai pas de problème à ce que nous voulions protéger les droits des femmes mais j’ai un problème avec le refus de protéger les droits de l’enfant. De plus, je pense que de placer la question d’avortement dans la même catégorie que la question des droits de la femme nous mets inévitablement sur une fausse route.

Bon, ma question pour vous est celle-ci : Si vous étiez une personne ayant reçu l’Ordre du Canada, que feriez-vous de l’appel de Jim Hugues, président de la Coalition nationale pour la vie, qui invite les membres de l'Ordre du Canada à retourner leur insigne pour protester ?

03 juillet, 2008

Je suis un chrétien parce que ...

Que pensez-vous de cette citation?

I am a Christian because I have confidence in Jesus-Christ-in all his dimensions (those I know, and those I don't). I trust Jesus. I think Jesus is right because I believe God was in Jesus in an unprecedented way. Through Jesus I have entered into a real, experiential relationship with God as Father, and I have received God's Spirit into my life. I have experienced the love of God through Jesus, and as the old hymn says, "love so amazing, so divine, demands my heart, my life, my all." As I seek to follow Jesus as my leader, guide and teacher, I believe I am experiencing life in its fullest dimensions-full of joy and love, and yes, full of struggle and challenge, too. For all of these reasons and more, I love Jesus. I believe Jesus embraces me, and you, and the whole world in the love of God.

02 juillet, 2008

Lakeland revival

Vous avez peut-être entendu parler de ce qui se passe à Lakeland en Floride (Lakeland Revival). Il suffit de faire une petite recherche google ou même youtube et vous trouverez de quoi vous tenir occupé pendant un bon bout de temps. Depuis plusieurs semaines maintenant il y a un « réveil ». Les termes employés en anglais pour décrire l’événement sont « revival » et « outpourring ». Il s’agit d’un homme, Todd Bentley, qui à un ministère (je ne sais pas trop comment appeler ce qu’il fait) de guérisseur/évangéliste. La semaine dernière un groupe d’homme d’un peu partout dans le monde évangélique ont « confirmé » sont ministère.

Que pensez-vous de ce genre de chose ?

20 juin, 2008

Au juge maintenant d'exercer l'autorité parentale...

Je lisais ce matin sur le blogue d’Al Mohler un incident malheureux au Canada dans lequel une Juge renverse la décision d’un père à l’égard de sa jeune fille de 12 ans. Je viens de me rendre compte que cela c’est passé juste ici à Gatineau.

Un père doit intervenir et imposer à sa fille de 12 ans une conséquence pour sa désobéissance. De plus, la consigne du père qui visait à protéger sa fille des dangers associé à l’internet était pour son bien. La jeune fille désobéie aux consignes de la maison ; consignes qui sont très raisonnable et louable. Le papa doit donc imposer une conséquence. Elle ne pourra pas participer à un voyage de camping prévu avec des amis. Pas contente de cela, la jeune fille qui habite chez son père, raconte le tout à sa mère qui, elle, n’est pas du même avis. Le tout se retrouve devant le tribunal. Eh oui, à quelque part nous en sommes rendu au point ou les tribunaux jugent bon d’intervenir dans les affaires familiales quotidiennes. Nous ne parlons pas ici d’un cas d’abus mais d’un simple cas d’un père qui veut protéger sa fille et lui enseigner des principes de vie toute à fait justifiable. Mais non. Il n’a pas le droit. Il n’a pas le droit d’imposer de conséquence à sa fille. Il n’a pas le droit d’être père et d’utiliser son autorité parentale pour le bien de son foyer. Comme le dit le journal LeDroit,

« Rappelons que vendredi dernier, comme le rapportait LeDroit, la juge Tessier a levé la punition qu'avait imposée le père à sa fille de 12 ans, punition qui avait pour effet de priver celle-ci de participer au voyage de fin d'année de sa classe. »
Il faut dire que l’ex-conjointe ne voit pas plus loin que son nez là-dedans. Il me semble qu’au lieu de voir elle aussi au bien être de sa fille, elle a plutôt vu une belle occasion de faire du tort à son ex.

Peut-importe si la conséquence était trop ou pas assez; Les tribunaux n'ont rien à avoir la-dedans.

Cette situation n’a aucun bon sens. Peut-on s’ingérer dans les foyers d’une telle manière ? Ou est la limite ? Comment peut-on espérer élever nos enfants lorsque les tribunaux sont prêt à les accepter comme clients à chaque fois qu’ils ne sont pas content de la décision de papa et maman ? Qui sont les parents maintenant ? Je ne sais pas si quelque chose de semblable c’est déjà produit mais ceci crée un précédent très problématique.

Qu’en pensez-vous ?

10 juin, 2008

Un livre affreux

Je viens de terminer la lecture d’un livre. La question qui me vient en tête suite à la lecture de ce livre est celle-ci : « Seigneur, qu’avons-nous fait ? » Je suis vraiment dans l’étonnement. J’ai beaucoup de difficulté à concevoir que des chrétiens puissent lire ce livre et le trouver bon ; pire encore, le trouver « chrétien » ! Je sais que nous avons tous besoin de discernement mais il me semble qu’il n’en prend pas beaucoup pour réaliser que ce livre n’a rien de chrétien et pas grand chose de bon. Voilà le pourquoi de ma question : « Seigneur, qu’avons-nous fait ? »

Il ne vaut même pas la peine de souligner les quelques petits éléments de vérité car même ceux là sont perdus et tordus dans ce que le livre avance comme principe central. Ce livre n’est pas nouveau. Vous en avez probablement tous déjà entendu parler. J’en ai beaucoup entendu parler avant mais je ne m’étais pas arrêter pour le lire de plus près. Ouche !

Le livre est « The Secret ». Il ne révèle rien de nouveau bien qu’il prétende annoncer un secret que peu de gens connaissent. En faite, je dirais que c’est une version élaborer de ce que le Serpent à dit à Adam et Eve dans le jardin.

Le secret c’est la loi de l’attraction. Nous sommes tous des êtres puissants, des dieux, habités d’une énergie sans limite qui est à notre porté prêt à nous donner tout ce que nous désirons. Il suffit de penser correctement. Tes pensées partent dans l’univers et rejoignent les pensées similaires et te reviennent. Ce que tu penses, et donc ce que tu ressens comme résultât de ses pensées, est ce que tu auras.

Jusqu’à un certain point il est vraie que ce que nous entretenons comme pensée à un effet sur nos actions. Bien sur, la bible nous avertit clairement que nos pensées sont en elles-mêmes souillés et elle nous invite à faire de l’objet de nos pensées ce qui est pur, vraie, honorable, digne de louanges, etc. Le problème est que ce que Dieu à en tête lorsqu’il parle de choses vraies, pur, honorable, digne des louanges, etc. n’est pas du la même chose que le livre. Dieu attire nos pensées vers Christ alors que le livre nous encourage à se voir comme étant soi-même le centre de l’univers et à rechercher ce qui nous plait. Cela même sans considération des autres et surtout sans considération de Dieu. La seule place qui pourrait être attribué à Dieu dans ce livre est la place du génie qui doit répondre à chaque demande de son maître (et il doit y répondre beaucoup plus souvent que 3 fois). Le livre met l’être humain au centre de l’univers. Le livre ne fait aucune abstraction de ce qui est bien et mal. Cela ne dérange pas pourvu que le lecteur comprenne que s’il désire suffisamment ce qu’il veut, il suffit d’y penser correctement, croire que nous l’avons et le recevoir. Voici ce qui est dit vers la fin du livre:


Now that you have learned the knowledge of the secret, what you do with it is up to you. Whatever you choose is right. The power is all yours.

Donc, chacun détermine ce qui est bon car nous en avons le pouvoir. Cela me fait penser aux paroles d’un certain serpent, « Vous ne mourrez pas du tout ! Mais Dieu sait que, le jour en vous en mangerez, vous yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux qui connaissent le bien et le mal. »

Je peux comprendre que le livre soit si populaire. Il parle à notre égo. Il nous place au centre. Fait de nous ce qui est de plus important. Il est individualiste. Nous donne l’illusion d’être au contrôle de notre vie. Nous donne l’illusion de posséder un pouvoir divin. Ce n’est pas pour rien que le livre fut si fortement endossé par Oprah. Cependant, même Oprah à apparemment diminuée un peu ses louanges lorsque des gens ont commencé à prendre le livre trop au sérieux et qu’ils ont arrêté leur traitement médicale, leurs médicaments, ont commencé à manger n’importe quoi. Après tout, le livre dit, noir sur blanc, que si nous sommes malades c’est simplement parce que nous pensons des pensées de maladie ; si nous prenons du poids cela n’a rien à avoir avec ce que nous mangeons et la quantité que nous mangeons.

De plus, selon le livre, cette loi est absolue et elle ne se trompe jamais. En réalité, si tout le monde ce mettaient à mettre cette loi en pratique (faudrait premièrement qu'elle soit vraie) ce serait la fin du monde. Les guerres augmenteraient. La souffrance ne ferait que s’aggraver alors que des millions et des millions de personnes seraient préoccupées par rien d’autres que d’obtenir ce que leurs cœurs désirs. Imaginez-vous les désirs contraires de l’un à l’autre. Imaginez-vous 6 milliards de petits dieux poursuivant ce que chacun désir.

Bon, j’ai déjà perdu assez de temps avec le livre. Je vous laisse avec quelques citations tirées du livre. Si les citations ne sont pas suffisantes pour te convaincre de la foutaise de ce livre alors il me reste que la question du début, « Seigneur, qu’avons-nous fait ? »

Les citations sont en anglais :

Thoughts are magnetic, and thoughts have a frequency. As you think thoughts, they are sent out into the universe, and they magnetically attract all like things that are on the same frequency. Everything sent out returns to the source – you.
Nothing can come into your experience unless you summon it through persistent thoughts.
Like Aladdin’s Genie, the law of attraction grants our every command.
Believing involves acting, speaking, and thinking as though you have already received what you’ve asked for. When you emit the frequency of having received it, the law of attraction moves people, events, and circumstances for you to receive.

Petite note ici. Lorsque des Chrétiens cherchent à spiritualiser ce livre, ils ne peuvent faire autrement, je pense, que de voir Dieu comme étant à notre service, obligé de répondre à nos demandes et nos désirs comme un génie. Ils feront donc comme fait le livre et choisiront quelques versets pertinents qui parlent de demander et de recevoir. Ensuite, il suffit de prendre la place de Dieu et de donner nos ordres. Je ne prétends pas que les chrétiens aillant endosser ce livre pensent qu’ils font cela mais je ne vois pas comment ils peuvent faire autrement, même s’ils ne le voient pas (ou ne veulent pas le voir). Après tout, qui n’aime pas l’idée de détenir la puissance pour s’attirer tout ce que nous voulons ? Bon, je continue les citations.

To lose weight, don’t focus on « losing weight. » Instead, focus on your perfect weight. Feel the feelings of your perfect weight, and you will summon it to you. (quoi dire de plus?...)

Expectation is a powerful attractive force. Expect the things you want, and don’t expect the things you don’t want. (Cela est bien beau et magique comme pensé à la surface mais en réalité c’est vide et trompeur. Si je reçois un appel téléphonique tantôt m’annonçant que mon épouse est morte cela voudra dire qu’à quelque part je n’ai pas eu de bonnes attentes. Pire encore, cela voudra dire que mon épouse à « désiré » sa mort. Job n’a pas tout perdu parce qu’il s’est mis à avoir des pensées négatives. Il a tout perdu parce que Dieu à permis à Satan de s’en prendre à lui.)

To attract money, focus on wealth. It is impossible to bring more money into your life when you focus on the lack of it.


It is helpful to use your imagination and make-believe you already have the money you want. Play games of having wealth and you will feel better about money; as you feel better about it, more will flow into your life. (je résiste à laisser descommentaires qui à se point ci deviendrait beaucoup trop sarcastique)


Visualize checks in the mail. (je suis convaincu qu’un check pour 1 million de dollars m’attends dans ma boite au lettre … ooops, je me suis laissé aller à un commentaires sarcastique)


Your job is you. Unless you fill yourself up first, you have nothing to give anybody.


Treat yourself with love and respect, and you will attract people who show you love and respect.


Focus on the qualities you love about yourself and the law of attraction will show you more great things about you.


Beliefs about aging are all in our minds, so release those thoughts from your consciousness. Focus on health and eternal youth. (hmmm….je regarde les photos, incluent dans le livre, de certaines personnes qui ont pratiqué cette loi. Certains sont morts, d’autres ont beaucoup de cheveux gris et ont l’air pas mal vieux)


Do not listen to society’s messages about diseases and aging.


You are a spiritual being. You are energy, and energy cannot be created or destroyed-it just changes form. Therefore, the pure essence of you has always been and always will be.


The universe emerges from thought. We are the creators not only of our own destiny but also of the universe. (Comment un Chrétien peut-il lire ceci et dire amen? Ceci est de l’idolâtrie à son maximum)


The time to embrace your magnificence is now. (le problème est que la magnificence dont il est question ici ne découle pas du fait que nous sommes des créatures merveilleuses créé à l’image de Dieu mais plutôt du fait que nous sommes des dieux)


Bon, c’est assez. Chu pu capable. Ne perdez pas votre temps avec ce livre. J’irais même jusqu’à suggérer que vous détruisiez votre copie si vous en avez une. Ceci ne vaut rien. Les quelques petits principes qui pourraient être développé de manière utile et bibliques peuvent être obtenus ailleurs.

05 avril, 2008

Vie humaine vs vie de phoque

Les récents propos de M. Paul Watson, un militant animaliste canadien, fondateur de la Sea Shepherd Conservation Society, soulève la controverse ainsi que l’indignation de Mme Elizabeth May, chef du Parti Vert du Canada.

Selon l’article sur le site des nouvelles de Radio-Canada, « Il soutient que l'abattage de milliers de phoques est une tragédie plus grande que la mort des chasseurs. »

M. Watson, dans ce qui est certainement un désir légitime de voir à la protection de certains animaux, fait ce que font les extrémistes de n’importe qu’elle mouvement (religieux ou autres) ; il devient tellement préoccupé par sa cause qu’il semble en perdre l’équilibre et la raison, et surtout, ici, accorde plus de dignité à la vie animal (sa cause) que la vie humaine.

Il n’est pas le premier et ne sera pas le dernier.

Une leçon doit tout-de-même être tirée. Ne faisons pas comme lui alors que nous poursuivons la cause de Jésus. C’est à dire, ne devenons pas tellement préoccupé par « la cause » que nous en oublierons le sens. Jésus lui-même à dit, « Je ne suis pas venu pour être servi mais pour servir et donner ma vie en rançon pour beaucoup. » Veillons à notre attitude et au propos que nous utilisons dans nos échanges avec ceux qui ne pensent pas comme nous et dans nos discussions à leur sujet.

Faire connaître Jésus est ce qu’il y a de plus important. Nous pouvons et devons annoncer Jésus avec assurance car il est le chemin, la vérité, et la vie. Cependant, chemin faisant, n’oublions pas que notre « cause » n’est pas « la cause » mais Jésus. Ayons les mêmes sentiments, la même attitude, qui était en Jésus.

En passant, que pensez-vous devrait être la position chrétienne dans toute la question de "protection des animaux et de la planète"?

18 mars, 2008

Chialer contre la malbouffe en mangeant du McDo

Suite à un récent sondage sur la religion, Richard Martineau du journal de Montréal fait la remarque suivante (édition du 17 mars 2008 – p. 4):


42% des personnes interrogées estiment que la religion est très importante dans leur vie…mais 77% se disent non-pratiquants. 55% des gens croient que la société québécoise a perdu son compas moral depuis qu’on a délaissé la pratique de la religion…mais seulement 7% des croyants assistent aux offices religieux toutes les semaines ! Plus contradictoires que ça, tu meurs !
Même si le sondage et les articles y faisant référence se préoccupent principalement du catholicisme, il y a tout de même des éléments que nous pouvons généralisés. Il y a probablement un aussi grand nombre de personnes qui se dirait de foi évangéliques mais non-pratiquants. Comme le soulève Richard Martineau :

« C’est comme si on chialait contre la malbouffe en mangeant du McDo ! »

Jacques le dit bien dans son épître :


« Pratiquez la parole et ne l’écoutez pas seulement, en vous abusant par de faux raisonnements. Car si quelqu’un écoute la parole et ne la pratique pas, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel et qui, après s’être regardé, s’en va et oublie aussitôt comme il est. Mais celui qui a plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui persévère, non pas en l’écoutant pour l’oublier, mais en la pratiquant activement, celui-là sera heureux dans son action même. »
Un disciple de Jésus non-pratiquant n’existe pas. Un disciple de Jésus confus, oui. Un disciple de Jésus éprouvé, oui. Un disciple de Jésus en croissance et apprentissage, oui. Mais un disciple de Jésus non-pratiquant, non, impossible. Un non-pratiquant est un non-disciple.

13 mars, 2008

La Genèse et l'éducation des enfants

Daniel au 427½ écrit un réflexion intéressante au sujet de l'éducation de nos enfants.

Dieu et la science

J’ai commencé la lecture de deux livres qui sont à la fois semblable et très différent. Les deux livres sont écrits d’un point de vue scientifique. L’un d’eux, God : The Failed Hypothesis – How Science Shows that God does not Exist, par Victor J. Stenger, argumente en faveur de la science comme quoi elle peut prouver l’inexistence de Dieu. L’autre, The Hidden Face of God – How Science Reveals the Ultimate Truth, par Gerald L. Schroeder, utilise la science pour démontrer le contraire.

Deux hommes ayant le même point de départ (la science) tirent des conclusions qui ne vont pas du tout dans la même direction.

Étant donné que je n’ai pas de prédication à préparer cette semaine, j’en profite pour faire un peu de lecture qui sort de mon champ de lecture habituel. Il sera intéressant de comparer les arguments des deux auteurs. Stenger est de toute évidence un Athée. Pour ce qui est de Schroeder, il n’est pas un athée mais je ne peux pas dire encore à quel endroit il se situe dans le monde des « croyants ».

La Californie et l'école à la maison

Pour ceux que cela intéresse, Albert Mohler donne un peu plus de détails concernant le développement de la question d'école à la maison en Californie. Je vous en ai fait part la semaine dernière ici.

07 mars, 2008

Pas si pire en fin de compte…

Pour ceux qui sont familier avec l’histoire de l’église, vous savez qui est Martin Luther. Il fut un personnage central de la réforme.

Il a été excommunié pour cause d’hérésie par l’église catholique. Si vous n’êtes pas familié avec l’histoire de Luther vous pouvez facilement la trouvé sur l’internet.

Ce que j’ai trouvé intéressant aujourd’hui est la lecture de ceci.

Selon cet article, la Pape actuelle s’apprête à argumenter en faveur de Luther qu’il n’était pas un hérétique.

Intéressant. Apparemment que ceci est un pas en avant dans la tentative d’unir les catholiques et les protestants.

Dans les nouvelles

Deux choses dans mes lectures des nouvelles aux retenu mon attention ce matin.

Interruption de grossesse – de l’avortement tardif

« business as usual ». Voilà la pensée qui m’est venu en tête en lisant l’article au nouvelles de Radio-Canada (que vous pouvez lire ici). On parle de l’avortement, plus spécifiquement les avortements tardifs, comme on parlerait des résultats des matchs de hockey hier soir.

L’article soulève des éléments qui m’ont surpris (je suis peut-être en retard dans les nouvelles).

On y apprend que des avortements tardifs sont pratiqués (au Canada) jusqu'à la 23e semaine de grossesse. Au-delà de cette période, les femmes sont envoyées aux États-Unis pour y subir une intervention.

Puis,


C'est que depuis la décision de la Cour suprême de légaliser l'avortement, en 1988, aucune loi n'a été adoptée pour encadrer cette pratique. Aucune limite de semaines de grossesse n'a été fixée pour pratiquer l'invention. « Techniquement, on peut se rendre jusqu'à 36 semaines, jusqu'à l'accouchement », dit le docteur Louis Letellier de l'Hôpital Sainte-Justine.
En autres mots, « techniquement », on peut avorter un enfant qui as atteint un nombre de semaines suffisantes qui lui permettrait de survivre s’il devait naître prématurément.


Cependant, il y a une entente tacite établie par l'Association canadienne des obstétriciens, qui stipule qu'on ne fait plus d'avortements au pays lorsque le fœtus est viable.
Que font-ils alors ?


« Lorsqu'un avortement a dépassé 24 semaines, on envoie les patientes aux États-Unis pour leur avortement »
L’article continue en mentionnant que les patientes sont alors dirigées vers les des cliniques spécialisées pour subir l’opération. Le coût de l’opération est de 20,000$ et est apparemment assumé par Québec.

Ce qui me saute aux yeux dans l’article est de voir à quel point l’avortement est banalisé. Rien de plus qu’une procédure médicale, une opération.

Ce n’est pas nouveau. C’est exactement ce que le Pharaon a proposé aux sages-femmes dans Exode 1 – un avortement tardif.

En passant même si l’emphase ici est sur les avortements tardifs, les avortements pratiqués plus tôt sont toute aussi inacceptables.

L’école maison – inconstitutionnel ?

Albert Mohler souligne une nouvelle préoccupante. Bien que ceci soit, pour le moment, limité à la Californie, c’est tout-de-même inquiétant.

Une court d’appel Californienne à jugé que les parents n’ont pas de droit constitutionnel pour faire l’école à la maison. Donc de faire l’école à la maison pourrait devenir illégale en Californie !

Vous pouvez lire l’article de Mohler ici.

Mohler termine en soulignant que ceci est une controverse qui demande l’attention de tous les parents. Après tout, si les parents n’ont pas le droit constitutionnel d’éduquer leurs enfants, qu’elles autres aspects des choix parentaux pour les enfants ne sont pas protégées ? Cette question s’étend bien au-delà des décisions d’éducation.

06 mars, 2008

Est-ce que mentir est parfois correct ?

Ce matin je lisais Exode 1 et la question suivante m’est venu à l’esprit : Est-ce que mentir est parfois correct ?

J’explique.

Le passage d’Exode chapitre 1 nous raconte l’épisode dans l’histoire des Israélites alors qu’ils habitaient l’Égypte et « furent féconds, proliférèrent, se multiplièrent et devinrent de plus en plus puissants. »

Le nouveau roi, le Pharaon, qui vint qu’à régner sur l’Égypte n’aimait pas le fait que ce peuple prenait de plus en plus de place alors il a essayé par plusieurs moyens de les réduire en nombre. Les travaux forcé et l’esclavage ne semblait pas produire les résultats qu’il souhaitait alors il fit venir deux sages femmes à qui il demanda de faire mourir les nouveau-nés masculin.

Voici le passage :

« Le roi d’Égypte parla aussi aux sages-femmes des Hébreux, nommées : l’une Chipra et l’autre Poua. Il leur dit : Quand vous accoucherez les femmes des Hébreux et que vous les verrez sur les sièges, si c’est un garçon, faites-le mourir ; si c’est une fille, elle pourra vivre. Mais les sages femmes craignaient Dieu et n’agissaient pas comme le leur avait dit le roi d’Égypte ; elles laissèrent vivre les enfants. Le roi d’Égypte appela les sages-femmes et leur dit : Pourquoi avez-vous agi ainsi et avez-vous laissé vivre les enfants ? Les sages-femmes répondirent au Pharaon : C’est que les femmes des Hébreux ne sont pas comme les femmes égyptiennes ; elles sont pleines de vie et accouchent avant l’arrivée de la sage-femme. Dieu fit du bien aux sages-femmes ; et le peuple se multiplia et devint très puissant. Parce que les sages-femmes avaient eu la crainte de Dieu, Dieu fit prospérer leurs familles. »

Donc, les sages-femmes ont menti au Pharaon.

Je me souviens lorsque j’étais à l’école biblique dans un cours d’éthique le prof avait donné comme exemple le scénario suivant : Si quelqu’un entre chez vous pour vous faire du mal et que vous avez le temps de cacher vos enfants, qu’allez-vous leur répondre s’ils vous demandent s’il y a d’autres personnes dans la maison ?

Un peu d’imagination et nous pouvons tous nous imaginez un peu la situation.

Qu’auriez-vous fait ? Les sages-femmes désobéirent aux ordres du Pharaon et lui ont ensuite menti. Le texte nous dit que Dieu les a honoré et leur à fait du bien puisqu’elles l’ont craint lui plutôt que de craindre le Pharaon.

Est-ce que Dieu a fait du bien aux sages-femmes malgré leur mensonge ou, est-ce que nous pouvons conclure qu’elles avaient raison de mentir étant donné les circonstances ?

Qu’en pensez-vous ?

01 mars, 2008

Pourquoi les ados décrochent ?

Une statistique dérangeante souligne qu’un grand nombre de personnes ayant été élevé dans les familles chrétiennes abandonne la foi et quitte l’église après le secondaire. Voddie Baucham, dans son livre Family Driven Faith, écrit :

According to researchers, between 70 and 88 percent of christian teens are leaving the church by their second year in college. (p. 10)
Alors le pourcentage est très élevé! Imaginez-vous si seulement 12 à 30 pourcent des ados graduant du secondaire savaient lire.

J’ai eu l’occasion de partager avec le groupe jeunesse hier et je leur ai souligné cette statistique. Je leur ai dis qu’ils sont en danger. Je ne l’ai pas fait en les condamnant pour cela mais plutôt en faisant avec eux un constat de la réalité en espérant les sensibiliser et permettre un accompagnement qui saura les aider alors qu’ils traversent l’adolescence. Nous ne voulons pas que 80% de nos ados abandonnent Jésus et son église.

J’ai soulevé avec eux ce que je pense être 3 raisons pour ce phénomène. Je vous les mentionne brièvement et je serais bien intéressé à savoir ce que vous en pensez.

Premièrement l’arrivée à l’adolescence est bien sur accompagnée de plusieurs changements. L’un de ces changement est le fait que l’ado qui arrive entre l’âge de 12-15 ans commence pour une première fois à questionner et remettre en question (de manière plus profonde et consciente) tout l’information qu’il a reçu au long de sa vie. Les histoires bibliques, l’existence de Dieu, Dieu créateur, Jésus et sa mort à la croix, la vie d’église, etc. Tout cela qui jusque là était plus ou moins simplement accepté est maintenant analysé un peu plus et confronté par l’esprit de l’ado qui devient de plus en plus indépendant. La capacité de réflexion à cet âge place les ados dans une nouvelle situation de découverte et de recherche. (voir aussi billet que j’ai écris sur la prière de repentance)

Je pense que cette première raison est tout à fait normale et bonne. Ceci n’est pas quelque chose que nous devons ou même pouvons éviter. Il s’agit plutôt d’en être conscient afin d’offrir un meilleure encadrement et soutien pour nos ados alors qu’ils arrivent à cette étape de leur vies et qu’ils cherchent à faire du sens avec tout cette information, cette connaissance et cette expérience qu’ils ont acquis au long de leur vies.

Deuxièmement il y a un phénomène qui est de plus en plus particulier à notre époque. Les influences principales de nos ados ne sont plus au même endroit que dans le passé. Pour la plupart l’influence principale, au lieu de venir du foyer et de l’église, vient du milieu scolaire, des amis et des média. Ce qui rend ceci encore plus problématique est le fait qu’habituellement ces influences s’opposent fortement à la foi que nos ados ont « hérité ». Cette réalité rend le premier point plus inquiétant. Car non seulement nos ados traversent une période normale de découverte et de questionnement mais jumelé à cela est le fait que ce n’est pas nous (famille et église) qui avons l’influence principale qui les accompagne pendant ce temps là. Je crois que ceci n’est pas normal et que ceci doit et peut changer en grande partie.

La troisième raison que je vois ne peut pas être généralisé autant que les deux autres mais est tout-de-même un facteur à considéré. Certains de nos ados un reçu et entendu un message tout au long de leur vies qui n’était pas, ou était peu, accompagné d’un exemple de vie. Alors ce qu’ils ont entendu venant de la bouche de maman et papa et/ou de l’église, n’était pas appuyé de façon fidèle et authentique dans la vie de ceux qui servaient d’exemple. Ce n’est pas toujours le cas mais ceci vaut la peine d’être considéré.

Qu’en pensez-vous ?

08 janvier, 2008

Mon petit grain de sel au sujet de The Golden Compass

J’ai terminé la lecture de la trilogie, His Dark Materials (The Golden Compass, The Subtle Knife, The Amber Spyglass), de Philip Pullman, et je suis allé voir le film, The Golden Compass.

Je n’ai pas vraiment rien à ajouter à ce que Albert Mohler à écrit déjà à ce sujet (FrançaisAnglais).

J’ai bien aimé le film. Comme dans les livres (le premier livre (duquel le film est inspiré) n’est pas celui qui avance le plus directement les propos anti-dieu et anti-église), le film non-plus n’est pas très explicite à ce sujet. Ceux qui le voient et qui ont lus les livres vont mettre les détails dans leur contexte (contexte des livres) mais pour quelqu’un qui n’a pas lu les livres et qui n’a pas lu les médias au sujet de la polémique entourant les livres (Pullman vs Lewis et Narnia), ne penseront probablement pas tellement à Dieu n’y à l’église (pas plus positivement que négativement).

Je dirais ceci au sujet des livres: je ne vois pas de raison d'avoir peur. Il est vrai que les livres (le film le rend un peu moins évident) sont très anti-dieu et anti-église. Seulement, le portrait qui est peint de Dieu et de l’église est tellement erroné qu’il ne reflète même pas la réalité. Pullman s’inspire principalement de l’église catholique et même là il s’en tient à des extrêmes (et des inventions) qu’il transforme en images et en une aventure purement fictive. Toutefois, il faut dire que sa perception de Dieu et de l’église semble tout-de-même populaire.

Ce qu’il prétend être Dieu et l’église est tellement affreux que moi-même je me rangerais du côté des autres dans son histoire. Les livres nous offrent certainement une occasion merveilleuse d’entrée dans les textes bibliques (puisque lui-même le fait) avec les gens afin de voir avec eux, premièrement, la façon injuste et tordu avec laquelle Pullman rend les textes, puis, deuxièmement, de discuter de ce que la Bible propose en réalité.

Les principaux endroits attaqués sont, entre autres :

la chute (que l’histoire veut renverser – ce qu’elle veut renverser n’est pas la décision d’Adam et Eve dans la chute, celle de prendre le fruit (ceci est très bon selon Pullman), mais il veut renverser la décision de Dieu qui, selon lui, fut de chercher à garder Adam et Eve (et l’humanité) dans l’ignorance et la servitude),

la question du péché (qui n’est pas en réalité péché mais conscience de soi et connaissance, liberté, vie),

la liberté de l’homme (que Dieu veut à tout prix s’assujettir),

l’église (qui, au nom de Dieu, veut contrôler les êtres vivants et les garder dans l’ignorance),

la justice de Dieu (qui en fin de compte n’est pas justice mais obsessions et le fruit du gros égo de Dieu) et bien sur, par conséquent,

la nécessité du salut (dans le livre nous n'avons pas besoin d'être sauvé par Dieu mais de Dieu).

Comme le dit Mohler dans son article, ne paniquons pas, respirons, puis engageons nous dans des échanges intelligentes en saisissant l’occasion que le film et les livres nous présentes.

Voilà donc mon petit grain de sel là-dessus.

19 décembre, 2007

Changer d'église

Nous sommes une société de consommateur. Nous sommes habitués à recevoir des services (bien que ceux-ci ne soient pas toujours aussi rapides que nous aimerions). Tout de même, ces services sont nombreux et à notre portés. Nous avons beaucoup de choix. Avec la multitude de services et la compétition qui existe entre les services nous avons une certaine liberté de sélection. Nous pouvons donc faire le tour et trouver le service qui nous convient et nous satisfait le mieux.

Ce principe se voit aussi, malheureusement, dans la vie de l’église. Le grand nombre d’églises dans une même région fourni le contexte idéale pour une mentalité de consommation. Je n’ai pas particulièrement de problème avec le faite d’avoir plusieurs églises dans une même ville (voir un petit billet à ce sujet). Ce que je vois comme problème est le faite que, pour plusieurs, la vie de l’église n’est pas autant un attachement (engagement) à une communauté de vie mais plutôt la consommation de services « religieux ». Le sens profond d’appartenance à une église locale est perdu dans le désir profond de trouver l’endroit qui satisfait le mieux nos désirs personnels et qui nous permet aussi d’obtenir les services et la « vie religieuse » tout en demeurant « désengagé » et libre.

En regardant la dynamique de l’église locale dans le Nouveau Testament cette notion de l’individu qui veut demeurer libre (dans le sens d’absence d’engagement qui me lie aux autres) est absente. C’est le contraire que nous y retrouvons dans les images telles le corps et la famille.

Beaucoup pourrait être écrits ici mais mon but ce matin est de souligner ce que je crois être 3 raisons légitimes pour changer d’église. Il y en a peut-être d’autres que j’oublis mais je n’en vois pas d’autres.

Voici les trois raisons (je vais les expliquer brièvement) :

1. Un appel clair de la part d’une autre église pour venir exercer un ministère

Dans ce cas-ci, une autre assemblée fait appel à toi pour de l’aide. Peut-importe le processus qui est employé, ici il y a un besoin qui se manifeste dans une autre assemblée et un appel clair et précis est fait à ton égard pour venir en aide à cette assemblée. Dans ce cas-ci, il est nécessaire, je crois, que la communication soit ouverte entre les deux églises afin que celui qui quitte puisse avoir la bénédiction de son assemblée actuelle. L’église qui fait appel à un autre doit aussi s’assurer que l’individu en question est équipé pour la tâche et qu’il ne quitte pas son assemblée en mauvais terme.

Donc, si tu es un membre engagé de ton assemblée et qu’un jour, pour des raisons x,y,z, une autre assemblée fait appel à ton aide, je pense que ceci constituerait une raison légitime pour changer d’église.

2. Un déménagement

Tu déménages. Tu changes de région. Il ne te serait plus possible d’appartenir à la même église car la distance ne le permet pas. Évidemment il est légitime ici de changer d’église. Tout de même, je crois que ce changement aussi peut et doit se faire dans l’ordre et de manière à honorer l’église que tu quittes et de favoriser la communication entre celle-ci et celle qui te recevra.

3. Un désaccord doctrinal, et/ou pratique, de premier niveau qui est irréconciliable

Ici je parle d’un cas ou il fini par y exister un sérieux différent doctrinal et/ou pratique entre toi et l’église. Un exemple bien évident serait au niveau de la définition de l’évangile. Ton église, pour une raison quelconque, redéfini l’évangile de façon qui ne reflète plus le message de la bible. Ceci semble être définitif. Le leadership affirme et maintien cette position et tu n’es plus en mesure de participer à la vie de cette église.

Côté pratique il y a la question de la langue. Il y a les façons adoptées par l’église pour mettre en pratique la mission de Jésus.

Nous parlons ici de différences qui, après avoir été discutés avec un sincère désir de comprendre et de persévérer ensemble, deviennent irréconciliables et problématique.


Autres que ceux-ci je ne vois pas d’autres raison légitimes pour changer d’église.

Dans chacune de ces raisons il est sous-entendu que le départ ce fait dans l’ordre, dans la compréhension, dans l’amour et dans le respect mutuel entre l’église qui perd un membre, le membre qui quitte ainsi que l’église qui reçoit le nouveau membre (sauf peut-être dans le cas d’hérésie ou il pourrait être difficile de partir de façon idéale).

En regardant le Nouveau Testament et en étant d’accord sur les trois raisons mentionnées, je pense qu’il est important de comprendre que notre désir premier et profond ne devrait pas être de quitter notre église. Si notre sens d’attachement et d’engagement est profond et encrée dans la grâce de Dieu (l’évangile, la croix), la question de quitter ne sera pas dans notre pensée. Nous ne chercherons pas des raisons pour quitter. Nous chercherons plutôt à demeurer fidèle et attacher. Puis, dans les cas extrêmes et inévitables, nous quitterons, mais pas avec un sens de désir accompli (dans le sens de : Yes ! enfin je change d’église !), mais plutôt avec un sens de nécessité (pas le choix).

Je serais bien intéressé à connaître votre avis là-dessus

27 novembre, 2007

Réflexion sur la politique et la religion

Si vous lisez l'anglais, Dan Phillips du blogue Pyromaniacs fait une bonne réflexion au sujet de la politique et la religion. Plus précisement au sujet des candidats politiques qui prétendent que leur convictions religieuses sont privées et n'auront pas d'influence sur leur façon de gouverner.

Jetez un petit coup d’œil.

Des lâches tenant la vérité

Je suis tombé sur ceci ce matin. C'est en anglais. Ca fait réfléchir. Qu'en pensez-vous?

26 novembre, 2007

Tu m’as insulté … je coupe les ponts!

Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé dimanche qu'il « gelait » les relations du Venezuela avec l'Espagne jusqu'à ce que le roi Juan Carlos, qui lui avait ordonné de se taire lors d'un sommet au Chili, lui ait présenté des excuses.

« Jusqu'à ce que le roi d'Espagne ait présenté ses excuses, je gèle les relations avec l'Espagne », a déclaré M. Chavez, sans préciser les conséquences de sa décision sur les relations diplomatiques entre les deux pays. « Vous m'avez poussé jusque-là et m'y voilà. Et je suis sûr que je représente la majorité des Vénézuéliens, car nous sommes dignes, que nous avons du courage et de l'amour », a-t-il ajouté. (Nouvelles de Radio-Canada)

J’en conviens que les hommes et femmes qui sont placés à la tête des pays vivent des tensions très élevées non seulement au sein de leur propre gouvernement mais aussi dans les relations avec les pays étranger. Par moment les tensions montent suffisamment pour faire les manchettes.

Le président vénézuélien Hugo Chavez semble vivre sa part de tension dernièrement. En plus des difficultés dans son mandat de médiation dans l'affaire des otages de la guérilla colombienne des FARC, nous le voyons, dans l’article cité plus haut, avoir des problèmes aussi avec le roi Juan Carlos.

Ce qui ressort dans cette situation là est un conflit de personnalité, une frustration personnel qui est le résultât de s’être senti insulté.

Je ne connais pas les détails de cette histoire et je n’accuse ni n’excuse Chavez. En lisant les nouvelles ce matin, cet événement est ressorti comme un bon exemple de situations que nous vivons tous.

En gros, Chavez s’est senti insulté lorsque Juan Carlos lui a demandé de se taire. Ceci était devant d’autres personnes. Dans la situation immédiate, Chavez fut insulté. Pourquoi ? Bien, je n’étais pas là et je ne suis pas dans sa tête. Mais, étant de la nature humaine moi aussi et pouvant m’imaginer en partie ce qu’il devait ressentir, je crois qu’il est juste de dire que son orgueil fut atteint. Il devait certainement être préoccupé de son image et de ce que les autres penseraient. Qui aime se faire reprendre devant les autres ? Qui aime se faire dire « tais-toi » ? Est-ce que Carlos à bien fait ? Je ne sais pas.

L’article mentionne brièvement, sans connaître les détails, que sans doute cette décision de la part de Chavez de couper les ponts, de geler les relations avec l’Espagne, auront des répercussions sur les relations diplomatiques entre les deux pays.

Nous pouvons voir dans cette situation une réalité qui se produit souvent dans nos relations familiales, amicales, ainsi que dans l’Église.

Que nous ayons été insulté publiquement ou en privé, que nous ayons l’impression d’avoir été regardé de travers, que quelqu’un ait dit quelque chose qui n’a pas fait notre affaire, peut-importe la situation exacte, notre orgueil prends un coup. Nous n’aimons pas nous sentir abaisser, dénigrer, insulter. Nous ne voulons surtout pas que les autres pensent du mal de nous. Nous ne voulons pas que l’autre s’élève au-dessus de nous.

Notre perception de la situation ne laisse généralement pas beaucoup de place au discernement des faits véritables. Nous voulons réagir. Nous voulons tout de suite reprendre le dessus. Nous ne voulons pas laisser une impression de faiblesse. Nous ne voulons surtout pas laisser celui qui nous a insultés sans tirer sans conséquence.

Il suffit de penser au dernier conflit que tu as eu avec ton conjoint ou un ami ou un partenaire de travail ou quelqu’un dans l’église.

Notre nature est de chercher la vengeance et de montrer aux autres que nous sommes correctes (que notre perception soi bonne ou mauvaise). Cela peut avoir des conséquences plus grandes que la situation elle-même.

Beaucoup de familles, d’amitiés, et d’église subissent des divisions à cause de ce genre de situation. Un conflit arrive et c’est notre orgueil qui devient maître de nous et de la situation. Sans soucis des conséquences, nous réagissons de manière à paraître fort. Nous nous retirons, nous nous isolons, nous répliquons, etc.

Comment devrions-nous agir dans ces situations ? Pourquoi est-ce difficile de le faire ? Comment pouvons-nous réussir à contrer notre tendance égoïste qui détruit ? Est-ce une bonne idée de couper les ponts ? Faut-il attendre des excuses ?

21 novembre, 2007

L'Église doit-elle se conformer pour réparer ses erreurs?

Au nouvelle ce matin, on pouvait lire au sujet du Cardinal Marc Ouellet et de sa lettre ouverte cherchant en quelques sorte à initier un rapprochement entre l’église catholique et la société. Sa lettre suscite des réactions dont la plupart semble favorable quoique demandant que l’Église fasse plus que s’excuser pour les erreurs du passé mais qu’elle démontre aussi des gestes concrets comme quoi elle veut réparer les erreurs et ne pas les répéter aujourd’hui et dans le futur.

Ce qui a particulièrement attiré mon attention est une citation venant de Michelle Asselin (Présidente de la fédération des femmes du Québec). Voici ce qu’elle dit :

On ne sent pas dans le geste posé (en parlant de la lettre de Marc Ouellet) une
grande écoute à transformer l'église actuelle pour qu'elle reflète les valeurs
actuelles de la société
québécoise dont l'une d'elles est l'égalité entre les
femmes et les hommes. Alors, on attend d'autres gestes.
Il y a un élément très problématique dans ce qu’elle dit. Elle voudrait que l’Église (il y a bien sur toute la question au sujet de ce qu’est la véritable église, mais bon...) change afin de refléter les valeurs actuelles de la société. Elle veut que l’Église se conforme au siècle présent.

Cela est un gros problème.

Ce n’est pas un problème de vouloir corriger des erreurs. Ce n’est pas un problème de vouloir éviter des abus. Ce n’est pas un problème de vouloir être efficace et utile. Ce n’est pas un problème de reconnaître des erreurs du passé. Ce n’est pas un problème de vouloir reconnaître des mauvaises pratiques du passé. Ce n’est pas un problème non plus de vouloir reconnaître l’égalité entre les hommes et les femmes (la Bible ne remet jamais cela en question). Mais c’est une erreur de penser que pour faire cela l’Église doit se conformer pour refléter les valeurs actuelles de la société.

L’Église n’est pas appelée à se conformer. Au contraire, elle est appelée à être transformée dans le plus profond de son être (son intelligence, sa pensée) par la Parole de Dieu afin que ses actions et sa vie soient transformées et qu’elle puisse comprendre ce que Dieu veut et vivre en conséquence. La meilleure chose que l’Église puisse faire pour le bien de la société est de ce laisser transformer par Dieu de façon véritable et profonde. La pire chose que l’Église puisse faire pour la société est de se laisser conformer par celle-ci.

Alors le débat actuel mêle les affaires. Les erreurs de l’église (passé, présente et futur) sont une chose (J’espère que l’Église sera toujours assez humble pour admettre ses erreurs et les corriger). Ce que l’Église est et comment elle est appelée à vivre est une autre chose. (Sans parler du méli-mélo de confusion qui existe par rapport à ce qui constitue vraiment l’Église vs l’institution catholique)

Ce n’est pas en se conformant aux valeurs actuelles de la société que l’église trouvera sa place et qu’elle évitera des erreurs. L’Église trouvera sa place et évitera des erreurs (quoi qu’elle en fera toujours, tout comme n’importe qui – politicien inclus) en arrêtant d’être religieuse, superficiel et hypocrite puis en commençant à vivre comme la Parole le demande. Elle ne s’attirera pas moins de critique mais au lieu d’être critiqué pour ses abus, elle le sera parce qu’elle reflète et manifeste l’amour de Dieu dans tout les sphères de la vie. Je ne parle pas ici de l’Église Catholique uniquement mais de l’Église.

En tout cas, il y en aurait beaucoup à écrire ici mais disons que ce qui m’a surtout sauté aux yeux est cette appelle à l’église pour qu’elle reflète les valeurs actuelles de la société.

Qu'en pensez-vous?