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12 juillet, 2008

Un couple en vélo, une leçon de leadership

Ce matin en marchant au bureau du bâtiment de l’église, un couple d’un certain âge m’a dépassé en vélo. Dans les quelques instants que j’ai pu les observer (de dos) j’ai vu une illustration de leadership. L’homme se tenait derrière son épouse. Il était tout prêt d’elle. Il était évident que s’il avait été en avant il aurait été loin d’elle car elle n’aurait pas été en mesure de suivre sa vitesse et il aurait été difficile pour lui de regarder droit devant s’il devait constamment tourner sa tête pour s’assurer que son épouse ne soit pas trop loin derrière.

Je me suis dis que l’une des leçons de leadership que j’ai appris dans les deux dernières années ressemble un peu à ce que j’ai vu en regardant le couple me dépasser.

Un leader peut courir devant tout le monde avec sa vision, ses idées, son énergie, sa passion, etc. Mais il risque de courir trop vite et de se retrouver seul en avant, frustré de ce que peu de gens suivent sa vitesse. Il peut aussi devenir très orgueilleux en se disant que les autres ne sont pas assez vite alors que lui il l’est. Il passera son temps à regarder derrière et avant longtemps il se sera non seulement distancer des autres mais il aura perdu de vu la beauté du paysage qui est en avant puisque son regard sera toujours tourné et frustré. Il trouvera la randonné très désagréable. Il sera le seul à blâmer pour la mauvaise expérience.

Le leader peut aussi décider de se placer tout juste derrière les autres de manière à pouvoir continuellement voir en avant sans perdre de vue le parcours. En même temps, en étant juste derrière, il demeure près des autres et peut les encourager et les inspirer en leur démontrant son intérêt st son amour pour eux. Il les pousse juste assez en appuyant un peu de pression pour les encourager à persévérer mais pas trop pour ne pas les décourager. Je pense que le leader qui se tient derrière de cette façon s’apercevra que la randonné est beaucoup plus agréable, que le paysage est beau, et qu’en fin de compte la distance parcourue semble moins longue.

C’est le temps des vacances


Je commence mes vacances lundi. Les vacances sont toujours les bienvenues car elles offrent non seulement un temps de « repos » et du temps en famille mais aussi l’occasion de donner un peu de répits à mon p’tit coco. L’une des choses que j’anticipe déjà sera de reprendre le travail avec la tête reposé, de la clarté et de nouvelles idées pour ce qui est de la prochaine année dans la vie de l’église. En attendant, je compte bien profiter de ma famille. J’espère aussi faire beaucoup de lecture. J’ai le privilège d’avoir 4 semaines de vacances. Normalement, la première semaine est la semaine de décrochage. Ma tête continue de travailler pendant les premiers jours. Ensuite, la deuxième et troisième semaine sont les semaines où je suis vraiment complètement en vacances. Pendant la quatrième semaine, ma tête se remets au travail et j’ai hâte que l’horaire de travail reprenne. Mon épouse vous le dira que pendant la quatrième semaine je suis en vacances à moitié.

J’ai l’intention de maintenir tout-de-même une régularité sur le blogue pendant ce temps là.

01 juillet, 2008

Seul au monde ... no more!

Je vous ai partagé il y a quelques temps ma réflexion au faite que les églises évangéliques d’une même région n’ont pas habituellement l’habitude de travailler ensemble. Je dirais même qu’elles s’évitent l’une et l’autre. Cela est mon expérience à date.

Plus maintenant !

Dans les dernières semaines j’ai entrepris de rencontrer les pasteurs des églises de la région. L’expérience est très encourageante et bénissant. Je me rends compte qu’il y a en effet déjà plusieurs pasteurs d’églises et de dénomination différente qui cherchent à entretenir des liens ensemble ; liens d’amitié, d’entraide et de partenariat. Je suis donc un peu en retard.

Les mardis matin je prends un café avec 4 autres pasteurs : un presbytérien, un pentecôtiste, 2 baptiste (dont l’un est de la même association d’église que nous). J’ai été très surpris de voir la transparence et l’ouverture qui est présente lors de ces rencontres. Je suis habitué à des pastorales où les pasteurs n’osent pas trop s’ouvrir ou chercher conseil auprès des autres. Des pastorales où la rencontre constitue un bon temps de chant et de prière suivi d’un temps de partage qui se résume à partager le calendrier de nos églises respective. Les rencontres que j’ai le privilège de voir maintenant sont très différente. J’étais étonné d’entendre les frères partagé assez ouvertement leur difficultés, leur combats et même chercher des conseils auprès des autres.

J’ai commencé des rencontres aussi avec des leaders d’une deuxième église baptiste francophone (d’une différente association) dans le même coin que la nôtre. Deux petites églises francophone à environ 4 km l’une de l’autre. Nous avons débuté une relation qui, par la grâce de Dieu, nous permettra d’œuvrer ensemble dans le futur. J’ai été beaucoup encouragé par ceci.

Il y a d’autres pasteurs avec qui je vais essayer d’entrer en contacte dans les prochaines semaines. A travers cela je me rends compte qu’il y a déjà des réseaux d’établis et même des personnes qui travaillent à maintenir et encourager ces réseaux.

Toute en étant encourageant, ceci est aussi un défi pour moi car je suis obligé de considérer et de regarder avec un peu plus d’ouverture la diversité qui existe parmi les églises évangéliques ayant le même Sauveur et Seigneur, Jésus Christ.

23 juin, 2008

En bon père de famille

Un ermite qui vit sans électricité avec plusieurs animaux sur une terre agricole où il entasse des centaines d'objets est devenu un véritable cauchemar pour ses voisins. (Noée Murchison – Journal de Montréal, le lundi 23 juin 2008 – Un ermite sème l’inquiétude)

Cet article du journal a retenu mon attention aujourd’hui. L’article raconte que le voisinage de cet ermite (nommé Manuel Rodrigues) est tanné de l’état insalubre et dangereux de sa propriété.

Vous pouvez lire l’article ici et la suite ici.

Ce que j’ai beaucoup apprécié de l’article est ce qu’a dit Nancy Trottier, la directrice générale de Saint-Cyprien-de-Napierville.

Alors que les gens du voisinage sont pressés de voir le dossier de M. Rodrigues réglé, Mme Trottier dit ceci concernant le cas particulier de M. Rodrigues :

«Ce n'est pas monsieur ou madame Tout-le- monde. C'est un monsieur âgé qui ne parle pas très bien le français et qui a eu des problèmes de santé majeurs»

Elle ajoute :

«Il souffre d'une grande insécurité matérielle, alors ce n'est pas évident de prendre des recours contre lui. On essaie d'agir en bon père de famille avec notre citoyen»
C’est cette phrase qui m’a impressionné : « On essaie d’agir en bon père de famille avec notre citoyen. »

Je trouve que cela est une belle leçon et un bel exemple de leadership.

29 mars, 2008

Absence en fin de semaine

Je suis présentement dans la région de Toronto, Bradford plus précisément. J’ai l’occasion en fin de semaine de passer du temps avec des gens de l’église Sovereign Grace Church Toronto ainsi que des gens de l’église Église Évangélique Baptiste De Le Haute Yamaska. Ceci est un « highlight » pour moi car j’ai beaucoup de respect et d’admiration pour le travail que font ces églises. A chaque fois que j’ai l’occasion d’être avec eux j’en suis très encouragé. Leur philosophie de ministère et l’intégration de l’évangile dans leur vie et celle de l’église m’inspirent. Ils sont des modèles.

Je vous en raconterai peut-être un peu plus tard.

27 mars, 2008

Fortifie-toi et prends courage

Dernièrement je me plaignais du fait que je me sentais seul comme si je devais porter plein de gens sur mes épaules et qu’il n’y avait personne pour me porter moi.

Ce matin je priais Dieu et je lui demandais de faire quelque chose pour moi, de m’envoyer quelqu’un, de me délivrer de ce sentiment, de me prescrire des étapes à suivre qui ferait disparaître mon problème, etc.

Puis Il m’a conduit dans le livre de Josué au chapitre 1 et il m’a parlé. C’était très claire, noir sur blanc. Il a dit, « Fortifie-toi et prends courage ! », puis il a continué en disant, « Je suis avec toi. Je ne te délaisserai pas et je ne t’abandonnerai pas. » et aussi, « fortifie-toi et aie bon courage en observant et en mettant en pratique ma parole. Ne t’en détourne ni à droite ni à gauche, afin de réussir partout où tu iras. Médites ma parole jour et nuit pour observer et mettre en pratique tout ce qui y est écrit. » Puis il a répété, « Ne t’ai-je pas donne cet ordre : Fortifie-toi et prends courage ? Ne t’effraie pas et ne t’épouvante pas, car l’Éternel, ton Dieu, est avec toi partout où tu iras. »

Jésus aussi à dit, « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. »

26 mars, 2008

Pour aller nulle part …

Si tu veux aller nulle part, essaie de faire plaisir à tout le monde.

08 janvier, 2008

Le prédicateur et l'après prédication

Après avoir terminée une prédication, un prédicateur retourne à son siège avec l’une des deux pensées suivantes : la prédication s’est bien déroulé ou la prédication n’était pas fameuse.

Généralement nous savons très, bien avant même d’avoir terminée, si la prédication est en fin de compte bonne ou mauvaise. Cela n’est pas nécessairement relié au contenu mais simplement à notre façon de « livrer la marchandise ».

Parfois après une prédication (et même pendant) nous savons que ca va bien. La communication se fait bien. Nous avons l’énergie et les pensées claires. Les gens semblent bien réceptifs et alerte à ce que nous disons. Puis, une fois terminée, les commentaires des gens nous confirment cela. D’autres fois nous avons une bonne impression sans toutefois être en mesure de le confirmer.

D’autres fois par exemple après une prédication (et définitivement pendant) nous savons que ca va mal ! On communique toute croche. Les pensées sortent mal. On est hésitant. On se cherche dans nos notes. Les gens ont l’aire à se demander ce qui se passe. Ceci n’est pas nécessairement relié à la préparation. J’ai parfois manqué mon coup parce que j’étais mal préparé et d’autres fois en étant très bien préparé. J’ai parfois bien réussi en étant mal préparé.

Je ne sais pas trop ce que sont tous les facteurs impliqués mais la réalité est tout de même là : à l’occasion (et nous le souhaitons le moins souvent possible) nous avons une de ses prédication qui nous donne le goût de se sauver en courant.

Dimanche dernier je me sentais comme cela. Puis (ceci vient vraiment confirmer la chose) ceux qui me connaissent le mieux et qui me sont le plus proche étaient unanimes à dire que « ce n’était pas ta meilleure ! » J'aime demander à mon épouse ce qu'elle a pensée de la prédication et je l'encourage à être franche. Cette semaine il n'y avait aucune hésitation!!

Même si cela fait « partie de la game », je n'aime pas quand ca arrive. J’ai eu besoin de toute la journée de dimanche et même une partie de la nuit pour m’en remettre !

En tout cas, je n’écris pas cela pour m’attirer la pitié. Pas du tout. Je l’écris simplement pour communiquer et partager une réalité du leadership pastorale. Alors, vous qui devez écouter les prédications, dites vous ceci : quand vous avez l’impression que la prédication était poche, il y a de bonne chance que le prédicateur le pensait aussi et il se rongera les ongles pour le reste de la journée !!

04 janvier, 2008

Petite église francophone parmi une communauté francophone bilingue entourée de grosses églises anglophones avec plein de beaux programmes

Voilà un des défis auquel notre église fait face.

Après 26 années d’existence l’église baptiste évangélique du Bon Berger est formée d’environ 28 membres, une quinzaine d’adhérents et une poignée d’enfants ! Cela pourrait être normal si nous étions dans un village éloigné, perdu dans le fond des bois, au milieu de nul part, mais pas dans la grande ville d’Ottawa. La communauté francophone est bien présente dans la région et il y a donc un besoin bien réelle et nécessaire pour des églises francophone.

Quel est le problème alors? Le problème (entre autre) est que la population francophone de la région est pas mal bilingue. Pourquoi cela est un problème ? Bien, avec la mentalité de consommateur et le désir de recevoir des services que nous considérons adéquat, jumelé (entre autre) avec l’idée un peu erroné que le salut et la croissance spirituelle de mes enfants reposent sur la grosseur du groupe de jeunesse, l’option de se tourner vers les églises anglophones plus grandes et mieux établis devient très intéressante et facile, voir même justifié. Ce phénomène semble avoir handicapé cette église depuis ses débuts.

Où est l’esprit missionnaire là-dedans ? Elle est absente ! Où est l’esprit de persévérance et de la foi en Jésus qui par son Esprit ajoute à son église et la fait croître ? Elle est absente !

Je demande à Dieu de donner à l’assemblée de l’église baptiste évangélique du Bon Berger d’aujourd’hui une fermeté ainsi que la persévérance nécessaire pour franchir le cap. Je demande à Dieu de nous donner une vision missionnaire pour la communauté francophone qui nous entoure et à laquelle nous appartenons. Je demande à Dieu de soutenir notre foi afin que notre confiance soit en lui. Que chacun soit rempli du désir de voir les francophones connaître Jésus. Je demande à Dieu de me donner à moi ainsi qu’aux autres leaders de l’église de bien accomplir la tâche qui nous ait confiés.

Ceci n’est pas le seul défi d’une assemblée mais c’en est un que nous vivons réellement et qui peu facilement devenir décourageant et frustrant.

29 décembre, 2007

Pour 2008 au Bon Berger

Voici certaines choses que je demande à Dieu pour l'Église du Bon Berger pour l'année 2008 :

  • Une croissance de l’assemblée de 50% (un ajout d’environ 30-35 personnes)
  • Une équipe pastorale de 3 pasteurs (dont au moins un est salarié à tant complet) appuyés par 5 diacres/diaconesses
  • Une équipe de musicien pour nous conduire dans la musique le dimanche
  • Un centre de distribution de vêtement et de meuble qui sert la communauté dans le besoin
  • La multiplication de nos groupes maisons vers un total de 5 groupes maisons à la fin 2008
  • De plus en plus de couples qui saisissent la beauté de leur mariage comme reflet de la gloire de Dieu et qui désirent faire resplendir cette gloire
  • Un nombre grandissant d’hommes (jeunes et moins jeunes) qui s’assument et deviennent intéressés par la nécessité d’être des hommes
  • Une amélioration dans la prédication qui saura combinée une riche exposition de la Parole de Dieu avec une vive application de celle-ci dans nos vies

12 novembre, 2007

Article intéressant au sujet des ministères de jeunesse

Voici une réflexion intéressante au sujet des ministères de jeunesse dans les églises. Je suis du même avis que Phil Johnson là-dessus.

Smells Like Teen Spirit

Here we are now. Entertain us. by Phil Johnson (12 novembre 2007)

At last June's Founder's Conference, Roy Hargrave delivered a powerful message that got me thinking about why so many churches lose their young people. (That wasn't the theme of Dr. Hargrave's message, but he brought up the subject in one of the points he made.)

Here's a really brief summary of some of my thoughts on the matter:

The very strategies many churches adopt to try to keep their young people involved in the church are the main reasons they lose so many of them. The dominant philosophies of youth ministry today are spiritually lame or worse—and almost completely counterproductive.

Specifically, it's time we faced the fact that systematically dumbing down the teaching ministry and ramping up the party atmosphere while isolating our young people from the rest of the body is not a very good strategy for increasing the rate of retention among our youth.

Think about it: Youth ministries (not all of them, of course, but the vast majority of squidgy evangelical ones) deliberately shield their young people from the hard truths and strong demands of Jesus. They tailor their worship so worldly youth can feel as comfortable in the church environment as possible. They squander the best opportunities of those formative student years by minimizing spiritual instruction while emphasizing fun and games. They let their teens live with the false notions that believing in Christ is easy, sanctification is optional, and religion is supposed to be fun and always suited to our liking. They fail to equip their high school students for the rigorous defense of the faith they will need in college. They neglect to integrate them as young adults into the adult community of the church.

And then they wonder why so many young people abandon the church about the same time they leave home.

How hard can it really be to understand why the "Youth Specialties" approach to student ministry has been such an enormous failure?

16 octobre, 2007

Perdre le Nord

Il est facile de perdre le "focus". Il est facile de devenir alourdi par le poids de tout ce que nous sommes appelés à faire. Il est facile de perdre de vue l'essentiel, l'important, le simple.


Je me suis rendu compte en fin de semaine que dans les dernières semaines j'ai perdu le Nord. Je suis devenu tellement préoccupé par les affaires à faires que j'ai perdus de vu pourquoi je fais ces choses.

C'est mon épouse qui, la première, a attiré mon attention vers ce problème. Elle m'a fait remarquer que j'étais très distrait dernièrement et que mon comportement n'était pas habituel. J'étais distant et détaché, perdu dans mes pensées. Je le vois très bien en regardant derrière. Même au volant de la voiture je me rends compte que je suis beaucoup moins alerte que je le suis habituellement.

C'est la première fois que cela m'arrive, je pense, d'être aussi distrait et déconnecté. Devant la multitude de responsabilité, principalement ceux associé à mon rôle de pasteur, j'ai perdu le Nord. Ma préoccupation pour tout les choses à faire, les décisions à prendre, les choses à poursuivre et ceux à mettre de côté, les choses à prioriser et les choses secondaires, les exigences des gens etc., m'a envahi.

Le résultât fut que j'étais de plus en plus mélangé et confus par rapport aux choses à faire. Je ne savais pas sur quel pieds danser (je n'ai jamais été un très bon danseur!). J'étais déconcentré, découragé, frustré.

J'écris comme si tout cela datait d'il y a longtemps alors que je suis actuellement en plein dedans.

J'ai eu une fin de semaine encourageante qui m'a permis de voir certaines choses que j'ai oubliées dernièrement. Des choses qu'il ne faut pas oublier, par exemple; l'évangile (l'évangile n'est pas juste pour les non-croyants), la joie, l'humilité, l'émerveillement.

Aujourd'hui je suis de retour à mes affaires et je réalise que je ne suis pas du tout sorti du bois. Je connais les réponses, je saisi le problème (du moins en parti), mais là je dois combattre avec mes pensées. J'ai l'impression de m'être endurcis un peu. Je n'aime certainement pas le "feeling" mais me voilà. J'apprécierais certainement vos prières. J'ai besoin de retrouver mon focus, regarder vers le Nord, vers Jésus. Puis, humblement et avec joie, avancer pas à pas dans les diverses responsabilités.

Comme le dit le sous-titre du blogue : l'être humain existe pour glorifier Dieu et prendre plaisir en lui. John Piper ajoute, "Dieu est glorifié en nous lorsque nous sommes pleinement satisfait en lui."

Je me sens très loin de cela.

Voilà un petit aperçu de l'homme derrière le blogue. En espérant que ceci puisse aussi servir à vous encourager.

Les paroles de Dieu à Josué me viennent à l'esprit : Fortifie-toi et prends courage car l'Éternel, ton Dieu, est avec toi.

Pourquoi ne pas vérifier ton compas pour voir si ton regard est vers le Nord.

29 août, 2007

Je vous demande pardon

La semaine dernière j'ai écris l'article, La montagne russe du leadership. Je me suis rendu compte depuis, que certaines choses que j'ai écris dans l'article ont blessé des gens.

Je vous demande pardon pour cela.

Bien que ce ne soit pas mon intention, je réalise que la façon dont je m'exprime lorsque j'écris ce genre de choses peut porter à confusion et blesser.

Alors à ceux qui ont été blessé par certains propos, je vous demande de bien vouloir me pardonner.

En réalité, l'intention de ce que j'ai écris est très positif. Je soulignais, de la perspective d'un leader, la réalité de certaines implications dans le leadership. Il y a des choses que nous connaissons en théorie et qu'ensuite nous apprenons en expérience. Je prenais une réalité de vie d'église et de leadership et j'essayais d'en parlais de façon honnête et avec un peu d'humour.

J'apprends. Merci de votre patience envers moi et de votre compréhension.

25 août, 2007

L'inspiration à une bonne place au mauvais moment

J'ai une prédication à terminer pour demain. Je suis complètement bloqué. Mes idées ne viennent plus. J'étais pourtant bien enligné...


Pendant ce temps là, j'ai plein d'idée et plein de choses que je voudrais écrire sur le blogue. Alors que j'aurais voulu faire cela cette semaine, l'inspiration n'y était pas. Elle l'est maintenant mais à un bien mauvais moment.

Eh bien! Je vais prendre une petite pause Pepsi, question de me remettre les idées à la bonne place.

Mon petit cerveau fini toujours par se remettre en marche...

La montagne russe du leadership...suite

Je réalise que pour certaines personnes, les choses que j'ai écrites hier peuvent vous laisser un peu perplexe. Il est important de noter que ce que j'ai partagé hier est très positif. C'est la réalité. Ce que je fais en écrivant des choses comme hier c'est de vous ouvrir la porte au cœur et à la pensée d'un pasteur. Je crois qu'il est bon pour nous de connaître la réalité de ce qu'est l'église locale et de ce qui se passe «en arrière plan» qui souvent n'est pas communiqué et partagé. Mon désir est d'être transparent. La transparence par rapport à mon rôle de pasteur ici au Bon Berger n'est pas une fin en soi mais un moyen d'édifier et d'enseigner et d’aller de l’avant de la manière que je crois être nécessaire.

Permettez-moi de continuer un peu en vous partageant un autre aspect qui est un défi pour un leader. Il est relié à la réalité que j'ai soulevée hier.

Comme leader j'ai une responsabilité de conduire. Je dois constamment m'efforcer à garder devant nous (l'assemblée) le portrait de ce que nous sommes et de ce que nous sommes appelés à faire. Je dois communiquer la vision pour l'Église qui nous permettra de vivre ce que nous sommes et d'accomplir ce que nous devons faire. Je ne peux pas me permettre d’être distrait par les si et la ça de tout le monde. Je ne peux pas perdre de vue ce que Dieu nous donne à faire au nom de ce que l’assemblée pense être son besoin.

Un gros problème, en mon sens, surtout dans une église comme la nôtre c'est que le principe de congrégationalisme (assemblée de membre) est tordu à cause d'une notion de démocratie influencé par ce que nous voyons côté social/politique. Souvent dans l'église, la notion qu'on les membres de leur responsabilité et de leur «fameux vote» est, à mon avis, très problématique et contribue difficilement à l'avancement de l'église et décourage le leadership.

Je pense de plus en plus que le principe d'assemblée votante, tel que nous le pratiquons, est très problématique et loin du modèle du Nouveau Testament.

Comprenez-moi bien. Je ne prône pas un leadership style dictateur qui permet au gourou de faire ce qu'il veut alors que l'assemblée reste assise bien tranquille.

Cependant, je crois que le modèle que nous pratiquons nous place dans une arène superficielle. Nous avons l'impression que cette approche (leadership donne la vision et l'assemblée, à tête froide, décident si oui ou non cela leur plait) est nécessaire pour assurer que la redevabilité du leadership et la participation des membres. Je propose que ceci n'est pas le meilleur modèle et qu'il faut le revoir un peu. Cette révision ne doit pas seulement être faite par rapport aux membres mais aussi par rapport à a la manière avec laquelle les leaders exercent leur leadership.

J'arrête ici pour aujourd'hui sachant que je vous laisse avec plein de questions par rapport à la direction que je vais prendre avec cette réflexion. J'y reviendrai.

24 août, 2007

La montagne russe du leadership

Tout seul avec nos idées et visions pour l'avenir, la vie est belle! Mais la vie nous ramène vite à la réalité lorsque l'on se souvient que les gens qui nous suivent doivent embrasser nos idées et visions pour l'avenir. Cela n'est pas une chose acquise!

Une leçon de leadership qui est nécessaire à apprendre mais qui n’est pas facile à apprendre, du moins pour moi, est la suivante : avoir une vision et des idées claires pour l'avenir et la direction de l'église est une chose, mais la communiquer aux autres en est une autre!


Il y a plusieurs facteurs qui entrent en considération. Oui il est vrai qu'il y a toujours ceux que nous ne pourrons pas convaincre et cela peut importe l'approche et la direction. Ils sont les critiqueurs. Ils n’ont rien de mieux à faire. Laissons-faire ceux-là pour aujourd'hui!

Les autres cependant, majorité, qui sont bien intentionné et veulent bien avancer, ne sont tout de même pas si facile que ca à embarquer.

Voici les différents facteurs qui entrent en compte :

1) Il y a ceux que nous pourrions appeler «les nouveaux et/ou moins mature dans la foi». Ils comprennent moins bien la raison d'être de l'église et sa mission. Il leur est donc plus difficile de comprendre la nécessité de certaines actions. Ils vont normalement être très enthousiastes en entendant les idées et les propositions. Ils vont trouver cela beau, bien et l'fun! Pourtant, de toute évidence, il manque quelques éléments de compréhension et cela les rend hésitant à s'engager.

2) Il y a les «yes man et yes women». Eux vont suivre sans questionner et sans se poser de question. On en sais pas ce qu’ils pensent mais ils sont là sans faute.

3) Il y a aussi ceux que l'on peut appeler les «clueless». Certains semblent complètement désintéressé et détaché. On dirait que tout leur passe par-dessus la tête et qu'ils n'en sont même pas conscient.

4) D'autres ont une perception des choses qui est bien différentes. On peut les appeler les «alternatifs». Ils comprennent bien la raison d'être de l'église et sa mission mais pense toutes autrement en ce qui est de la façon de procéder pour aller de l'avant. Ils ont toujours une alternative bien différente qui semble parfois venir d'un autre monde; du moins de la perspective du leader!

5) D'autres sont ceux que j'appel les «tireur d'élite» ou bien «péteux de ballonne». Ils ont leur sniper en main et dès qu'une vision ou une idée est partager avec la joie et l'enthousiasme de celui qui la présente, ils se mettent à tirer dans la ballonne avec leurs questions et observations. Ils sont ceux qui voient toutes les difficultés et défis derrière l'accomplissement de la vision. Ils sont bien important dans la planification des choses.

6) Il y a les autres, «les bons!» (Petite farce bien sur), qui eux pense pareil comme moi!

Alors, le défi d'amener tout le monde à la même place est tout qu'un défi. J'aime beaucoup ce défi même s'il me laisse souvent, comme aujourd'hui, avec le sentiment que je suis embarqué dans une montagne russe. Un instant nous pouvons être excité et remplis d'énergie par rapport à une idée, un plan, une vision, une proposition etc., et l'autre instant, surtout après avoir parlé avec «tireur d'élite» ou «alternatif», on se sent déprimé, découragé, fatigué, abattu, dépassé.

Ah le leadership!! Heureusement que j'ai un rocher solide sur lequel m'appuyer et que j'aime l'église locale parce qu’autrement je tirerais ma révérence bien vite et j'irais me la couler douce.

Bon, voilà un petit aperçu de ce qui peux ce passer dans le petit coco d'un pasteur un vendredi après-midi.

En passant, pour les gens du Bon Berger qui lisent ce blogue, ne vous en faites pas, tout va bien! Je serai là dimanche!! C'est juste que depuis deux semaine j'ai la ballonne bien gonflé et qu'aujourd'hui j'ai eu un bon temps (vraiment) avec un tireur d'élite.

Bonne journée.

19 juin, 2007

Les défis du nouveau pasteur

Pas évident d'arriver dans une assemblée déjà établie avec des habitudes bien encrées, avec un leadership déjà en place, et être celui qui doit maintenant conduire pour le futur.

Ce n'est pas évident puisque contrairement à un implanteur qui commence et communique dès le début une certaine vision et direction, celui qui arrive dans un milieu établi doit faire preuve de beaucoup de patience. Il doit s'intégrer et établir un lien de confiance avec la communauté déjà existante. Il doit établir une relation et un rapport de confiance avec les leaders (conseil) déjà en place. Il ne peut pas choisir ceux avec qui il devra travailler. Il doit prendre ceux qui sont là pour le meilleur et pour le pire. Il doit observer et remarquer les habitudes, les tendances, le battement de coeur de l'assemblée. Il doit faire l'évaluation de tout cela et déterminer la route à emprunter pour aller de l'avant. Il doit faire preuve de courage en soulignant des choses qui doivent changer, il doit faire preuve de sensibilité en communiquant un différent chemin. Il doit être à l'écoute de ceux qui vivent avec le résultat et les conséquences des circonstances du passé. Bien qu'il en soit lui-même détaché, il ne peut pas faire comme si ces choses n'existaient pas.

Cela est du point de vue de ma perspective. Imaginez maintenant l'assemblée déjà existante qui elle doit maintenant faire avec moi! J'imagine que cela est tout un défi aussi!!

Eh bien, voilà ou je me situe! Gloire à Dieu. Cela m'excite beaucoup malgré que par moment je voudrais m'arracher les cheveux de sur la tête en me questionnant sur quoi faire, quand et comment le faire? Wow! Merveilleux. Voilà l'occasion de faire confiance au Seigneur, de s'abandonner à lui, de marcher par la foi et de le voir agir.